Ce qui s’est passé

Fin septembre, de faux avis de décès annonçant la mort de Roger Erhart, compagnon de l’ex-Miss France Delphine Wespiser, ont circulé sur les réseaux sociaux. Selon leur avocat, Me Tom Michel, ces annonces auraient été générées par intelligence artificielle. Le couple, qui reçoit « chaque jour des appels bouleversés et des condoléances », a annoncé une plainte le 25 septembre, dans un communiqué transmis à l’AFP.

Ce type de faux touche aussi des personnes inconnues du public. Une fausse annonce de décès, une fausse cagnotte pour des obsèques, une page au nom d’un proche : le but est souvent d’obtenir des clics ou de l’argent.

Ce que dit la loi

L’avocat s’appuie sur l’article du Code pénal en vigueur depuis mai 2024 qui vise les contenus générés par IA représentant une personne sans son accord (article 226-8). Si le faux se fait passer pour la personne ou ses proches, l’usurpation d’identité en ligne s’ajoute (article 226-4-1, un an de prison et 15 000 € d’amende).

Ce que ça change pour vous

Avant tout signalement, gardez les preuves : capture de la page avec l’adresse et la date, lien exact, nom du compte. Signalez ensuite chaque publication à la plateforme. Si elle refuse, les grandes plateformes doivent proposer un recours interne gratuit depuis le règlement européen sur les services numériques (DSA). Les contenus illicites se signalent aussi sur Pharos (internet-signalement.gouv.fr).

Si ça vous arrive

Un faux circule déjà ? Un dossier ouvert, un interlocuteur dédié dans l’heure.

Sources

  1. Paris Match Belgique avec l’AFP, 25 septembre 2026
  2. Code pénal, articles 226-8 et 226-4-1 (Légifrance)
  3. Règlement (UE) 2022/2065 sur les services numériques, article 20 (EUR-Lex)
  4. Pharos, plateforme de signalement

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