Sommaire
Qui fait quoi, en un coup d'œil
| Option | Pour quoi | Ce qu'elle fait | Ce qu'elle ne fait pas |
|---|---|---|---|
| Vous-même | Un contenu isolé, un premier signalement | Signaler à la plateforme, demander un effacement ou un déréférencement, porter plainte | Suivre seul(e) des dizaines de copies et de comptes recréés, semaine après semaine |
| Un avocat | Menaces, plainte, procès, réparation | Conseiller, déposer plainte avec vous, saisir un juge (y compris en urgence), demander des dommages et intérêts, vous représenter | Signaler et relancer chaque jour des dizaines de contenus : ce n'est pas son rôle habituel |
| Une agence e-réputation | Votre image, vos avis, une crise de communication | Vous aider à répondre, produire du contenu, animer vos réseaux, faire reculer certains résultats | Supprimer un contenu vrai et légal : un résultat qui recule reste en ligne |
| SOS Deepfake | Les contenus illégitimes | Trouver les copies, réunir des preuves datées, signaler au bon motif, relancer, surveiller les retours | Donner un conseil juridique, poursuivre l'auteur, gérer votre image, obliger une plateforme |
Un point commun à tous : personne, ni un avocat, ni une agence, ni nous, ne décide à la place d'une plateforme ou d'un moteur de recherche.
1. Faire seul(e) : souvent suffisant pour un cas isolé
- Gardez des preuves avant de signaler : adresse (URL) de chaque contenu, captures d'écran datées, identifiant exact du compte. Notre check-list : garder des preuves avant un signalement.
- Signalez avec le motif le plus précis (usurpation d'identité, image intime non consentie, informations privées) et notez chaque numéro de signalement.
- Contestez un refus. Le règlement européen sur les services numériques (DSA) oblige les plateformes à motiver leurs décisions et à proposer un recours interne. Notre modèle de demande de retrait donne la formulation.
Pour une image intime, il existe des outils qui bloquent sa diffusion sans que l'image quitte votre appareil. Nous avons regroupé les formulaires officiels, situation par situation, sur une seule page.
Seul(e), le travail devient lourd quand le contenu est copié sur de nombreux sites, que les faux comptes reviennent sous un nouveau nom, que vos signalements restent sans réponse, ou quand revoir le contenu vous fait du mal.
2. Un avocat : pour la justice et la réparation
Selon service-public.fr, l'avocat conseille, assiste et représente. Face à un deepfake, un faux profil ou une fuite, il peut vous dire quelle qualification s'applique (en France, l'usurpation d'identité en ligne est un délit, article 226-4-1 du Code pénal, tout comme la diffusion sans accord d'un contenu sexuel, article 226-2-1), vous accompagner pour porter plainte, saisir un juge en urgence, demander des dommages et intérêts et vous représenter. Il peut aussi faire demander par un juge les données qui permettent d'identifier l'auteur d'un compte anonyme, ce qu'aucun signalement ne permet. En diffamation, la plainte doit être déposée dans les 3 mois suivant les faits : ne tardez pas.
Être conseillé(e) gratuitement est possible : permanences des point-justice, consultations gratuites des barreaux, le 116 006 (numéro d'aide aux victimes, gratuit), et, selon vos revenus, l'aide juridictionnelle, qui prend en charge tout ou partie des honoraires. Vérifiez aussi votre assurance protection juridique. Porter plainte est gratuit, et possible contre X.
3. Une agence e-réputation : pour votre image
Une agence travaille sur la perception : elle vous aide à répondre aux avis et aux critiques, produit des contenus, anime vos réseaux sociaux et vous accompagne dans une crise de communication. C'est un vrai métier, utile quand le contenu gênant est vrai et légal.
Retenez une distinction : retirer, c'est supprimer le contenu à la source ; déréférencer, c'est le faire disparaître d'un moteur de recherche, souvent pour les recherches sur votre nom, mais selon la CNIL la page reste en ligne ; faire reculer un résultat ne supprime rien : il reste en ligne, plus bas, et peut remonter. Pour un avis négatif mais authentique, une réponse calme et factuelle, que vous pouvez écrire vous-même, rassure souvent davantage qu'un avis disparu.
4. SOS Deepfake : pour ce qui n'a pas lieu d'être en ligne
Un faux compte à votre nom, un deepfake, des contenus privés qui ont fuité, une fausse page qui imite votre marque : c'est notre métier. Nos services de suppression de faux profils et d'usurpation d'identité, de suppression de deepfake, de suppression de leak et de protection de marque en ligne passent par les procédures officielles des plateformes et de Google, avec des preuves datées. Notre équipe et nos technologies d'IA cherchent, prouvent, signalent et relancent, avec une efficacité redoutable. Chaque signalement est vérifié avant l'envoi. Pour que les contenus ne reviennent pas, le Bouclier en ligne surveille votre présence publique : chaque jour, une vérification automatisée. Chaque semaine, un check-up complet de votre présence en ligne. Dès qu'on trouve, on agit. Nous voyons ce qui est public : pas les messages privés. Aucun résultat n'est garanti : la décision finale appartient à la plateforme. Prix fixe, remboursé si aucune démarche n'est possible : voir la page tarifs. Des informations ou des contenus privés fuitent en ce moment ? Pour les faire retirer vite, voir l'intervention d'urgence. Si on vous menace ou vous fait chanter, contactez d'abord la police.
5. Quand SOS Deepfake n'est pas le bon choix
- Un avis négatif authentique ou un article exact. Nous ne retirons pas un contenu vrai parce qu'il déplaît. Répondez-y vous-même, ou faites-vous accompagner par une agence.
- Chantage, menaces, sextorsion. La police ou la gendarmerie d'abord (le 17 en cas de danger immédiat), puis un avocat. Ne payez pas, gardez les messages. Nous n'intervenons qu'ensuite, pour faire retirer les contenus qui circulent déjà. Voir sextorsion : que faire.
- Un procès, des dommages et intérêts, faire punir l'auteur. C'est le rôle d'un avocat. Nous ne donnons pas de conseil juridique et ne représentons personne.
- Une seule publication que vous pouvez signaler vous-même. Faites-le d'abord : si elle est retirée, vous n'avez besoin de personne.
- Une personne mineure. Les parents et le 3018 d'abord. Voir notre page mineurs.
7. Avant de payer qui que ce soit
- Méfiez-vous de toute promesse de retrait assuré ou de suppression « de tout Internet ». Demandez ce qui sera fait exactement : retrait, déréférencement ou contenus publiés pour faire reculer un résultat.
- N'envoyez jamais d'images intimes, à personne. Une URL et une capture de la page suffisent.
- Refusez les faux avis. Selon la DGCCRF, diffuser ou faire diffuser de faux avis est une pratique commerciale trompeuse, un délit (articles L121-2 à L121-4 du Code de la consommation), pour le professionnel comme pour le prestataire.
- Vérifiez l'entreprise (SIRET, mentions légales, conditions générales, facture), fuyez le démarchage non sollicité, refusez la crypto-monnaie et les cartes cadeaux, ne donnez jamais vos mots de passe.
Plus de signaux d'alerte : repérer une arnaque au faux service de suppression. Cette page est une information générale, pas un conseil juridique.
Vous n'avez pas à gérer ça seul(e)
Chaque jour, des recherches automatisées vérifient votre nom, vos pseudonymes ou votre marque. Chaque semaine, nos services en alerte font un check-up complet de votre présence en ligne (chaque mois avec le Bouclier perso). Ce qui est trouvé est signalé le jour même et relancé jusqu'à la réponse. Prix fixe, signalements illimités avec le Bouclier en ligne.
Vous préférez déléguer ? Voyez comment nous pouvons faire supprimer un faux profil.
Voir les tarifsFAQ
Peut-on faire retirer un contenu sans payer ?
Ai-je besoin d'un avocat pour faire retirer un deepfake ou un faux profil ?
Une agence peut-elle supprimer un avis Google négatif ?
SOS Deepfake peut-il porter plainte à ma place ?
Dois-je envoyer mes images intimes pour les faire retirer ?
Sources
- Service-public, « Comment obtenir une consultation juridique gratuite ? » (point-justice, barreaux, protection juridique)
- CNIL, « Le déréférencement d'un contenu dans un moteur de recherche »
- DGCCRF, « Avis en ligne : attention aux faux commentaires ! »
- Service-public, fiches « Avocat » (F2153), « Aide juridictionnelle » (F18074), « Porter plainte » (F1435), « Diffamation » (F32079)
- Code pénal, articles 226-2-1 et 226-4-1 ; Code de la consommation, articles L121-2 à L121-4
- Règlement (UE) 2022/2065 (DSA), articles 16, 17 et 20
6. Comment ces options se combinent