Sommaire

1. Les premiers gestes, dans les trois pays

  1. Gardez les preuves avant de signaler : adresse exacte (URL) du compte ou de la page, captures d’écran datées, messages reçus. Notre guide garder les preuves explique comment.
  2. Signalez le compte à la plateforme avec l’option « usurpation d’identité ». Nos guides par plateforme donnent le bon formulaire : Instagram, Facebook, Snapchat, WhatsApp, X.
  3. Prévenez vos proches et votre public : « Un faux compte se sert de mon nom. Ignorez ses messages et ne lui envoyez ni argent ni code. »
  4. Sécurisez vos comptes : nouveau mot de passe (messagerie d’abord), double authentification.
  5. Si on vous menace de diffuser une image contre de l’argent : ne payez pas, ne répondez plus, gardez les preuves et allez à la police. C’est vrai dans les trois pays.

2. En Belgique

Ce qui vous arriveOù aller
Faux site, faux message ou faux compte qui sert à une arnaqueTransférez le message ou le lien à suspect@safeonweb.be (Centre pour la Cybersécurité Belgique)
Une image intime de vous (réelle ou truquée par IA) est diffusée sans votre accordInstitut pour l’égalité des femmes et des hommes : formulaire « Faire un signalement » sur aide.igvm-iefh.belgium.be, ou 02 233 44 00. L’Institut informe sur vos droits et aide à faire supprimer les images, jamais sans votre accord
La victime est mineure (photo intime, chantage)Child Focus, 116 000, gratuit
Un crédit ou un compte ouvert à votre nomVotre banque, puis consultez gratuitement votre fichier à la Centrale des crédits aux particuliers de la Banque nationale de Belgique
Votre carte d’identité perdue ou volée a pu être utiliséeVérifiez son statut sur checkdoc.be

Porter plainte. Au commissariat de votre zone de police, avec vos preuves imprimées ou sur clé USB. En Belgique, l’usurpation d’identité en ligne est le plus souvent poursuivie selon les faits : harcèlement, criminalité informatique, ou diffusion non consentie d’images à caractère sexuel. La police choisit la qualification, décrivez simplement ce qui s’est passé.

3. En Suisse

L’usurpation d’identité est une infraction (article 179decies du Code pénal) poursuivie uniquement sur plainte. Le délai est de trois mois à partir du moment où vous connaissez l’auteur.

Ce qui vous arriveOù aller
Faux site, faux message, arnaque en ligneFormulaire de signalement de l'Office fédéral de la cybersécurité (OFCS), sur ncsc.admin.ch
Un faux compte usurpe votre identitéSignalement à la plateforme, puis plainte à la police cantonale (3 mois)
Une image intime de vous (réelle ou truquée) est diffusée sans accordPlainte à la police. Soutien gratuit et confidentiel dans un centre de consultation d’aide aux victimes (LAVI) de votre canton, liste sur aide-aux-victimes.ch
La victime est un jeune147 (Pro Juventute) : téléphone, WhatsApp ou e-mail, gratuit et confidentiel
Un contrat ou un achat fait à votre nomContestez-le par écrit auprès de l’entreprise, prévenez votre banque, joignez la plainte

Porter plainte. Au poste de police de votre canton, ou par écrit au Ministère public du canton. Le dépôt est gratuit. Pour un deepfake ou une photo, la protection de la personnalité (article 28 du Code civil) permet aussi d’agir au civil, avec un avocat.

4. Au Luxembourg

Ce qui vous arriveOù aller
Faux profil, cyberharcèlement, image diffuséeBEE SECURE Helpline, 8002 1234, gratuite, anonyme et confidentielle, depuis un réseau luxembourgeois : lundi, mardi, mercredi et vendredi de 9 h à 12 h, jeudi de 15 h à 18 h. Ou formulaire écrit sur bee-secure.lu
Contenu illégal (abus sexuel sur mineur, haine, terrorisme)BEE SECURE Stopline, signalement anonyme sur stopline.bee-secure.lu
Arnaque, fraude à l’identité, argent perducyberfraud.lu (Luxembourg House of Cybersecurity), parcours « Que faire maintenant ? »
Faux site ou faux conseiller qui imite une banque ou un organisme financierVérifiez les avertissements de la CSSF et prévenez votre banque

Porter plainte. Dans n’importe quel commissariat de la Police grand-ducale, avec vos preuves.

Faire fermer les faux comptes à votre nom

Si des faux comptes, des faux profils ou des contenus utilisent votre nom, votre visage ou votre voix, notre service de suppression de faux profils et d’usurpation d’identité agit pour les faire retirer : signalements au bon motif, relances, puis veille des comptes recréés, chaque jour. Nous intervenons en Belgique, en Suisse et au Luxembourg comme en France. Pour une situation qui ne peut pas attendre, voyez l'intervention d’urgence.

Voir les tarifs

FAQ

Le faux compte est hébergé à l’étranger, la police peut-elle agir ?
Oui pour enregistrer la plainte et enquêter. Pour faire fermer le compte, le signalement à la plateforme reste la voie la plus rapide. En Belgique et au Luxembourg, les grandes plateformes doivent traiter les signalements des personnes en Europe (règlement européen sur les services numériques). Les mêmes plateformes appliquent leurs règles aussi en Suisse.
En Suisse, je ne connais pas l’auteur : le délai de trois mois court-il ?
Le délai court à partir du moment où vous connaissez l’auteur. Déposez quand même plainte contre inconnu dès que possible : cela fixe les faits.
En Suisse, que risque l’auteur ?
Une peine privative de liberté d’un an au plus ou une peine pécuniaire, s’il a utilisé votre identité pour vous nuire ou obtenir un avantage illicite (art. 179decies CP).
La Helpline de BEE SECURE peut-elle faire supprimer le faux compte ?
Elle vous conseille et vous oriente. La suppression passe par le signalement à la plateforme, que vous pouvez faire vous-même avec nos guides.
Voir 2 autres questions
Je vis en France et travaille en Belgique, en Suisse ou au Luxembourg : quel pays ?
La plainte se dépose en principe là où vous vivez. Le signalement à la plateforme est le même partout. Notre guide usurpation d’identité en France vous donne les guichets français.
Faut-il envoyer ma pièce d’identité à la plateforme ?
Certaines plateformes la demandent pour prouver que vous êtes bien la personne usurpée. Envoyez-la uniquement dans le formulaire officiel de la plateforme, jamais par message à quelqu’un qui dit vous aider.

Vous préférez qu’on s’en charge ? Voir comment nous travaillons.

Sources

  1. Safeonweb, Centre pour la Cybersécurité Belgique
  2. Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, violences sexuelles numériques
  3. Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, formulaire de signalement
  4. Child Focus, contact
  5. Banque nationale de Belgique, Centrale des crédits aux particuliers
  6. Checkdoc
  7. Police belge, usurpation d’identité numérique
  8. Code pénal suisse, art. 179decies et art. 31 (Fedlex)
  9. Office fédéral de la cybersécurité
  10. Aide aux victimes en Suisse
  11. 147, Pro Juventute
  12. Canton de Fribourg, usurpation d’identité
  13. BEE SECURE Helpline
  14. BEE SECURE Helpline, formulaire
  15. BEE SECURE Stopline
  16. cyberfraud.lu, que faire maintenant
  17. cyberfraud.lu, fraude à l’identité
  18. CSSF, avertissements