Sommaire

Un faux profil du maire qui demande de l'argent aux habitants. Une fausse page de la mairie qui annonce une aide qui n'existe pas. Une vidéo truquée d'un candidat à quelques jours d'un vote. Ces faux se multiplient : selon l'Association des maires de France et le Cevipof, 28 % des maires ont subi au moins une attaque sur les réseaux sociaux en 2025, contre 20 % en 2020.

Le temps compte. Plus le faux reste en ligne, plus il est partagé et plus il trompe de monde.

Les gestes à faire tout de suite

  1. Gardez les preuves avant tout. Faites une capture d'écran du profil, des publications et des messages, avec l'adresse de la page bien visible et la date. Copiez les liens dans un document. Notre guide garder les preuves explique comment.
  2. Prévenez les habitants par vos canaux officiels. Un message court sur la vraie page de la mairie ou sur votre compte : « Ce compte n'est pas le mien, ne lui répondez pas et ne versez rien. » Ne partagez pas le faux, même pour le dénoncer.
  3. Signalez le faux à la plateforme. Utilisez le formulaire « usurpation d'identité » du réseau concerné, pas le simple bouton « signaler », souvent moins efficace. Nos guides plateforme par plateforme : Facebook, Instagram, X, WhatsApp, et tous les autres dans le centre d'aide.
  4. Portez plainte. Se faire passer pour quelqu'un en ligne pour nuire à son honneur ou troubler sa tranquillité est un délit (article 226-4-1 du code pénal, jusqu'à un an de prison et 15 000 € d'amende). Commissariat, gendarmerie, ou courrier au procureur de la République.

Les guichets pour les élus

  • 17Cyber (17cyber.gouv.fr) : diagnostic en ligne et mise en relation avec un policier ou un gendarme spécialisé.
  • Pharos (internet-signalements.gouv.fr) : pour les contenus illicites, les menaces et la haine en ligne.
  • CALAE, le centre du ministère de l'Intérieur qui suit les atteintes aux élus : calae@interieur.gouv.fr.
  • Votre préfecture et le référent « atteintes aux élus » de la police ou de la gendarmerie de votre département.
  • Soutien psychologique pour les élus et leurs proches : 01 80 52 33 84, tous les jours de 9 h à 21 h, gratuit et confidentiel.

Pourquoi le faux reste parfois en ligne

Un député a raconté à l'Assemblée nationale que Facebook avait refusé plusieurs fois de retirer un faux profil à son nom, malgré des dizaines de signalements. Les plateformes reçoivent des millions de signalements et les traitent souvent sans les lire en détail. Un signalement qui cite le bon texte, avec des preuves datées et des relances, a plus de poids.

Ce que fait SOS Deepfake

Nous prenons le relais : nous gardons les preuves datées, nous faisons les signalements au bon endroit, nous relançons et nous surveillons que le faux ne revient pas sous un autre nom. Nos preuves datées vous servent aussi pour la plainte. Si le faux est en ligne maintenant : intervention d'urgence. Pour une commune ou une équipe de campagne qui veut être surveillée chaque jour : nos formules.

Voir les tarifs

FAQ

Le faux compte est-il illégal même sans arnaque ?
Oui, s'il vise à troubler votre tranquillité ou à porter atteinte à votre honneur. C'est l'article 226-4-1 du code pénal, qui vise aussi les réseaux sociaux.
Faut-il répondre au faux compte ?
Non. Ne lui écrivez pas et ne le partagez pas. Prévenez seulement vos habitants par vos canaux officiels.
Et en période électorale ?
Les mêmes gestes valent. En plus, gardez une trace précise des dates : un faux diffusé juste avant un vote peut compter dans un recours. Le service de l'État chargé des ingérences étrangères, Viginum, a publié un guide pour les équipes de campagne des municipales 2026.

Sources

  1. AMF et Cevipof via Maire-info (mars 2026)
  2. Maire-info, pack sécurité des élus
  3. Assemblée nationale, question écrite QE 6874 (15e législature)
  4. Banque des Territoires, Viginum et les municipales 2026